Le saviez vous ? En visite aux musées... sur Internet !

      

Pour admirer les chefs d'oeuvre du patrimoine français, munissez vous de votre souris et suivez le guide...

Le LOUVRE : www.louvre.fr

La Joconde de Vinci, le sacre de Napoléon de David ou encore la Vierge au lapin du Titien, comme vous ne  les avez jamais vus ! La rubrique 'Oeuvre à la loupe' permet d'approfondir sa connaissance de façon ludique avec, à la carte, des commentaires sonores, des légendes et une fonction zoom pour apprécier chaque détail. A noter qu'il faut un peu de patience pour se familiariser avec l'outil.

La grotte de LASCAUX : www.lascaux.culture.fr

La musique et les images de grande taille mettent tout de suite l'internaute dans l'ambiance. Une jolie mise en scène qui ne se fait pas au détriment des textes. Le site propose même un glossaire pour approfondir les explications. Outre la visite virtuelle, très réussie, le site raconte l'histoire de la grotte et de l'art pariétal.

La Bibliothèque Nationale de France : www.expositions.bnf.fr

La légende du roi Arthur, l'histoire de la BD... il y a de quoi passer des heures à explorer le site. Le contenu du site défile à l'écran et il suffit de cliquer sur les images pour les faire apparaître en grand format avec leur légende.

Art Moderne : www.videomuseum.fr

Pour les connaisseurs, cette base de données regroupe une vingtaine de musées et d'organismes gérant des collections d'art moderne et contemporain. De nombreuses collections présentes dans les musées tels que le Centre Pompidou à Paris mais aussi dans les fonds régionaux d'art contemporain peuvent être consultées.

Ailleurs dans le monde (sites en anglais)

Le musée de l'Ermitage à St Petersbourg : www.hermitagemuseum.org

Les Tate museum du Royaume uni : www.tate.org.uk

Le Moma de New York : www.moma.org

Le Prado de Madrid : www.museodelprado.es

Bonnes visites virtuelles...





Résumés des conférences d'août 2015


« Le Tour à l'heure aveyronnaise » titre de la causerie présentée par Roger Lajoie-Mazenc autour de son livre « L'Aveyron dossard 12 au Tour » (en vente dans librairies et maisons de la presse). A travers séquences d'hier et d'aujourd'hui c'est la relation entre le Tour de France et l'Aveyron de 1903 à 2015. Sur la base d'une riche documentation, il s'agit de mémoire patrimoniale et de culture cycliste.

-   Marcastel premier Aveyronnais à participer au Tour (1904),

-   Trousselier brillant vainqueur (1905),

-   Di Maria lanterne rouge (1908,1909),

-   Garrigou vainqueur (1011) après avoir inauguré le palmarès du championnat de France professionnel (1907, 1908),

-   Merviel victime d'une grave chute alors qu'il était en passe de gagner (1935),

-   Granier dauphin de Pélissier (1935),

-   Orts éliminé par le règlement (1948),

-   Colette en équipe de France (1960),

-   Busto six fois dans la Grande Boucle (1957-1962),

-   Louviot six fois le Tour et un maillot tricolore (1990),

-   Geniez par deux fois (2013, 2015), les Aveyronnais d'origine, d'adoption ou de circonstance ont gravé leur nom sur les tablettes de la grande Boucle..

L'Aveyron a du attendre 1954 pour voir le Tour faire étape à Millau, avant Roquefort et Rodez, non sans passer à plusieurs reprises à Montbazens en 1968 avec Poulidor blessé au visage, 1985 avec Vichot échappé solitaire, 1999… De cette épreuve populaire entre toutes, Lajoie-Mazenc met en exergue le mot d'Aragon : « le Tour c'est la fête d'un été d'hommes » sans omettre le bon mot d'Antoine Blondin : « pour le tour de France, j'ai la fête qui tourne ».



L'abbé Brassac dans la crise du modernisme de l'Eglise par Léopold BRAS

L'abbé Brassac, né aux Albres en 1873, sans y tenir un rôle de toute première importance, a joué le sien dans la crise du modernisme, cette crise qui secoua  si profondément l'Eglise catholique pendant les premières décennies du XXème siècle et ne s'éteignit vraiment qu'avec le Concile Vatican II (1662-1965). La parution de La vie de Jésus de Renan, en 1863, avait en quelque sorte sonné l'alarme. Mais il fallut attendre l'abbé Loisy et son livre l'Evangile et l'Eglise, en 1903, pour qu'éclate vraiment la crise. J'en rappellerai d'abord les données avant d'évoquer plus longuement le souvenir de l'abbé Vigouroux, 'patron' de l'abbé Brassac. Puis l'on découvrira l'abbé Brassac, le rôle qui fut le sien et l'homme lui-même,  la condamnation de son œuvre par le Vatican et les témoignages de sa famille toujours présente aux Albres. En conclusion, un survol rapide de l'encyclique Divino afflante, lettre encyclique du pape Pie XII, rendant justice en quelque sorte à l'abbé Brassac décédé deux ans plus tôt. Le pape Benoît XVI écrira 'Cette encyclique marque en effet une étape importante pour l'exégèse catholique' (étude approfondie et critique d'un texte). Cependant il ne faut pas avoir raison trop tôt…


 L'architecture rurale du « canton de Montbazens » de Jean Delmas
Il s'agit, bien sûr, de l'ex-canton de Montbazens qui fit l'objet, en 2010-2011, d'une exploration de Sauvegarde du Rouergue, sous la conduite de Gérard Escaffre, originaire de Peyrusse, décédé depuis,  en juin 2014. C'est pourquoi cette conférence lui était dédiée. La prospection sur le terrain a été complétée par une enquête sur le vocabulaire de la construction et une recherche dans les archives. Ce travail doit paraître dans la collection des plaquettes cantonales  de Sauvegarde du Rouergue. Le canton de Montbazens était un vaste territoire composé de 13 communes. Il voisinait au nord  avec l'ancien bassin d'Aubin-Decazeville, dont l'activité  minière et industrielle a marqué l'histoire du pays pendant un siècle et demi ; il descendait au sud jusqu'à la vallée de l'Aveyron ; il rejoignait à l'ouest la faille de Villefranche, bien connue des minéralogistes (plomb argentifère de Peyrusse). La carte géologique, dont le bâti rural est l'expression la plus visible, est d'une grande variété : - Grès, très granuleux, prolongeant l'ensemble carbonifère d'Aubin-Decazeville, au nord-est (Valzergues-Lugan), roches dont la taille est relativement aisée, mais qui a tendance à se déliter. - Granite (barena) et roches porphyroïdes multicolores (d'un bel effet au Théron, près de Peyrusse) au nord-ouest. Les pierres à bâtir étaient jadis débitées à la masse, sauf pour les constructions les plus prestigieuses et les plus solides  (tours de Peyrusse, en appareil régulier de granite).  - Calcaire au nord-est, de couleur légèrement ocre (Valzergues, Montbazens, Roussennac). Cependant, un des plus anciens bâtis est fait de pierres irrégulières de couleur grisâtre, provenant d'épierrements de champs. Les parements, en petit appareil, de Sabadel (Maleville) sont d'un calcaire plus blanc, peut-être étranger au secteur, bien qu'il y ait un petit causse dit du Vignier à côté. - Granite et roches porphyroïdes au sud (Maleville, Brandonnet, Compolibat). Des blocs de quartz ont  parfois servi de base à de belles chaînes d'angle, dont les éléments sont dits cantons ou cantonadas. - Le bois a joué  un rôle dans le bâti ancien, surtout dans les bourgs (Peyrusse) où les avant-soliers et les pans de bois avaient, entre autres avantages, celui  d'accroître, à l'étage, la surface de la maison. On a quelques exemples de loggias ou de balets en bois, sous auvent (Peyrusse). - Matériaux importés : les encadrements de portes et fenêtres sont souvent constitués de roches, permettant des tailles plus fines et des sculptures, comme le grès du Rougier ou le calcaire. Enfin, la brique s'est répandue au XIXe siècle à partir du bassin d'Aubin-Decazeville (curieux exemple, près de Gaillaguet) ou de la briqueterie de Compolibat, qui utilisait l'argile locale (vers 1900).

La carte ancienne des matériaux de couverture est plus simple. La paille (cluechs) était courante pour la couverture des granges et étables, comme le prouve par exemple le cadastre de Vaureilles de 1543. La majorité des toits du canton étaient  couverts en ardoise de pays, extraite à Celzet (Clairvaux), qui était diffusée de Rodez à Villefranche. Au XIXe siècle, grâce aux routes et au chemin de fer, on fit venir des ardoises plus fines et plus légères (Corrèze, Tarn, Pyrénées, Anjou). La tuile canal, fabriquée dans les tuileries du Bassin d'Aubin-Decazeville se trouve logiquement au nord du canton (Peyrusse, Galgan, Valzergues, Montbazens, etc.). L'histoire a joué un rôle plus subtil dans les choix architecturaux. Les autorités politiques, religieuses, économiques ont développé des modes, sans qu'il y ait  nécessairement intervention directe de leur part : pouvoir royal à Peyrusse (édifices publics), abbaye de Conques à Maleville (sauveté) et à Espeilhac (refuge collectif, disparu), Bénédictins d'Aurillac à Montbazens et Lanuéjouls, Commanderie de Lugan, liée à celle d'Auzits, etc. Les chemins aussi ont joué leur rôle. Jadis, la grande draye du Quercy à l'Aubrac coupait les communes de Drulhe, Vaureilles (le lieu-dit Cureboursot  garderait le souvenir d'un péage) et  Roussenac (à Espeilhac) ; la voie romaine de Rodez à Cahors traversait celles de Compolibat, Brandonnet et Maleville. Au XIXe siècle, la route de Rodez à Villefranche a provoqué l'extension de Lanuéjouls (commune créée en 1900-1908) et celle de Figeac-Decazeville-Aubin-Rignac le développement commercial de Montbazens et une architecture plus bourgeoise, plus urbaine, qui n'a pas complètement effacé les structures précédentes. Notons enfin deux particularismes, parmi d'autres : les balets ou loggias  sur consoles de bois (un bel exemple au Théron de Peyrusse) et surtout les maisons avec pigeonnier central dominant le toit (à Maleville, Lanuéjouls, Compolibat, par exemple).



 
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